Le 26/01/2013 à 15:28

Interview de Yn, doctorant et membre actif de notre forum





1/ Pouvez-vous nous parler en quelques mots de votre parcours ?

Un parcours très classique : licence en droit privé, puis M1 et M2 en droit privé (recherche) puis inscription en doctorat.

2/ Quelles sont vos matières de prédilection ?

Je suis spécialisé en droit international privé (DIP) qui est la matière principale de mon doctorat, même si je touche également beaucoup au droit de l'UE dans son aspect privatiste.

En tant que civiliste de formation, le droit des obligations et le droit patrimonial m'intéressent car ils constituent les deux piliers principaux du droit privé.

3/ Pourquoi avoir fait un doctorat ?

Pour pouvoir accéder au poste d'enseignant à l'université et pouvoir ainsi mener de front des activités d'enseignement et de recherche.

4/ Quelles sont les conditions d'admission à un doctorat ?

Deux conditions sont à remplir :
- la première est purement formelle : être titulaire d'un M2 (de préférence "recherche", même si l'inscription en doctorat est ouverte aux M2 "pro").

- la seconde condition, la principale, est de trouver un directeur de thèse qui donne son accord pour vous "patronner", c'est-à-dire vous suivre pendant toute la durée de votre thèse. Sa fonction principale est de vous aiguiller dans vos travaux, dans le but de vous former à la recherche.

Si vous remplissez ces deux conditions, vous pouvez administrativement être inscrit en thèse.

Les situations concrètes des doctorants sont très variables, certains bénéficient d'une allocation, d'une bourse, d'autres sont ATER (Attaché Temporaire d'Education et de Recherche), etc. Ceci concerne quasi-exclusivement le côté financier de la thèse, l'aspect essentiel étant que la grande majorité des doctorants sont également chargés de TD.

5/ Quels conseils donneriez-vous aux étudiants souhaitant faire une thèse ?

Tout choix qui concerne l'orientation doit être guidé, selon moi, par une seule question : pour quoi faire ? S'inscrire en doctorat doit être un projet mûrement réfléchi car il s'agit d'un long travail, qui prend énormément de temps, que l'on réalise seul.

Pour s'inscrire en thèse, il faut également être motivé, être prêt à passer de (très) longues heures sur point extrêmement précis pour en extraire quelque chose. La thèse est un travail de tous les jours. Le but est de faire avancer les choses, c'est-à-dire, plus que dresser un état des lieux, proposer des solutions concrètes et parfois formuler des réponses.

Partant, savoir s'organiser est sûrement l'un des facteurs clés de la réussite : la préparation des cours, les cours, les corrections, les réunions avec les enseignants, vos recherches personnelles et les activités de recherche "périphériques" (conférences, séminaire, activités de votre département de recherche, etc.) prennent un temps fou. Si vous ajoutez à cela vos activités personnelles et un peu de temps libre pour décompresser, vous avez un bel emploi du temps. Être organisé est donc indispensable.

6/ Avez-vous fait des stages au cours de vos études universitaires ?

Oui, faire des stages aide à se faire une idée de la réalité concrète des professions. Par exemple, beaucoup d'étudiants croient qu'un avocat passe son temps à plaider au tribunal, or certains avocats, comme les avocats d'affaires, n'y mettent pratiquement jamais les pieds.

Pour ma part, j'ai été faire des stages variés, dans la majorité des professions juridiques et le secteur bancaire.

7/ Quels outils de recherche utilisez-vous pour rédiger votre thèse ?

J'utilise ce dont tous les étudiants en droit devraient user et abuser : les ressources électroniques via le site de mon université. C'est une véritable mine d'or que très peu d'étudiants visitent alors que tout est là.

J'ai accès à l'intégralité des revues juridiques (Dalloz, Lamy, Lextenso, ...), énormément d'ouvrages et de thèses(via Dalloz bibliothèque), aux cours de l'Académie de droit international de La Haye, tout ça gratuitement depuis mon ordinateur.

Ce système a toutefois ses limites, tout n'est pas accessible (environ 80% de la bibliographie à laquelle je me réfère est accessible en ligne), et il faut donc compléter ces recherches par des voyages réguliers à la BU, notamment pour les articles et ouvrages écrits avant 1980 ou 1990.

J'utilise également des moteurs de recherche juridiques comme Doctrinal Plus, Persée Hélinia, et ce bon vieux Vocabulaire juridique de Gérard Cornu.

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Vienne, Le 29/06/2013 à 21:33
Juriste intéressé
Licence 1


Inscrit : 29/06/13
Message(s) : 1 
juste saluer fidelement ce effort de travail abattu par les camarades.j'ai eu a tirer pas mal de choses dans ce puit profond que vous avez eu a creuser,a travers ces lignes!merci camarades!

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