Lettre D'avit de vienne

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Le 10/04/2008 à 11:36
Juriste intéressé


Inscrit : 10/04/08
Message(s) : 1 
Bonjour a tous!

Voila je cherche des conseils pour le commentaire de la lettre de l'avit de vienne a clovis.
Voici mon plan:
I)Une lettre de Félicitations
1)Sur le choix de sa conversion
(Choix personnel + choix du christiannisme)
2)Sur les conséquences de cette conversion
(unité des franc et gallo-romains, aide du clergé, et l'"aide de dieu"
II)Mais également une lettre de conseils
1)"Etendre l'empire de la religion"
2)Une lettre marquant le départ d'une coopéraation avec l'église


et voici le texte en question:
Lettre d'Avit de Vienne Avit, évêque de Vienne (Isère), de 490 à 518.


Les sectateurs de toute sorte de schismes ont semblé, à l'abri du nom de chrétien, voiler la perspicacité de votre esprit pénétrant par leurs sentences discordantes, aussi diverses que nombreuses et vides de vérité. Alors que nous confiions cela à l'Éternité, alors que nous remettions au Jugement futur ce qu'il y a de droit dans la pensée de chacun, voici également que dès à présent au milieu des hommes a jailli un rayon éclatant de vérité. La divine Providence a trouvé, en effet, un arbitre à notre temps. Le choix que vous faites pour vous-même est un jugement valant pour tous : votre foi, c'est notre victoire ! Dans un cas semblable, la plupart des hommes, s'ils sont poussés à désirer une saine croyance du fait des prêtres qui les y exhortent ou des membres de leur entourage qui le leur suggèrent, opposent habituellement la coutume de leur peuple et le rite observé par leurs pères. Ainsi, de manière nocive, préférant le respect filial au salut, alors qu'ils conservent une déférence futile envers leurs parents en demeurant dans l'incrédulité, ils avouent qu'ils ne savent absolument pas quel choix faire. Que l'on renonce donc à excuser ainsi une nuisible timidité après le miracle d'un tel fait ! Quant à vous, de toute votre ascendance de très lointaine origine, vous n'avez retenu que la seule noblesse et avez voulu que s'épanouisse à partir de vous, pour votre descendance, tout ce qui peut orner le haut rang de son lignage. Vous avez des ancêtres qui ont fait de bonnes choses, vous avez voulu en faire de meilleures. Vous vous élevez aussi haut que vos aïeux, puisque vous régnez dans le siècle ; mais pour votre postérité vous avez institué le fait de régner dans le ciel. Certes, la Grèce peut se réjouir d'avoir un prince qui partage notre religion, mais désormais elle ne sera plus seule à mériter d'être éclairée par le don d'une si grande faveur, car cette clarté ne fait pas défaut au reste du monde, si vraiment, dans les contrées occidentales, brille chez un roi, qui n'est pas un homme nouveau, l'éclat d'une gloire nouvelle. La splendeur de celle-ci, c'est la Nativité de Notre Rédempteur qui l'a inaugurée opportunément, en sorte que, d'une manière logique, le jour où l'eau régénératrice vous a fait naître pour votre salut fut celui où le monde a reçu le Seigneur du ciel, né pour sa rédemption. Que ce jour où l'on célèbre la naissance du Seigneur soit donc aussi celui où l'on célébrera la vôtre, c'est-à-dire celui où vous êtes né au Christ et où le Christ est né au monde ; le jour où vous avez consacré votre âme à Dieu, votre vie à vos contemporains, votre renommée à la postérité. Que pourrait-on dire de plus sur la solennité très glorieuse de votre régénération ? Si je ne suis pas venu corporellement participer à l'administration de ce sacrement, du moins n'ai-je pas manqué d'être en communion avec vos joies, puisque, pour nos régions, la bonté de Dieu a ajouté ce fait également digne de reconnaissance qu'avant votre baptême nous est parvenue la nouvelle de la très sublime humilité avec laquelle vous faisiez profession de postulant. Par suite, après l'attente qui était la vôtre, la nuit sacrée nous trouva déjà sûrs de vous. Et de fait, nous échangions des propos et en nous-mêmes méditions sur la nature d'un tel événement, alors que la main multiple des évêques assemblés, dans le faste du saint service, ranimait les membres du roi par des eaux vivifiantes ; alors que devant les serviteurs de Dieu s'inclinait sa tête redoutable aux peuples; alors que sa chevelure, entretenue sous le casque de fer, était couverte du casque salutaire de l'onction sacrée ; alors que, dépouillé pour un temps de la cuirasse qui le protégeait, son corps sans tache brillait de la même blancheur que sa tenue. La douceur de ces vêtements fera, ainsi que vous en êtes convaincu, ô le plus florissant des rois, fera en sorte, dis-je, que la dureté de vos armes vous vaille désormais une force accrue; et ce que votre bonne étoile vous avait assuré jusqu'à présent sera maintenant donné en plus par votre sainteté. Mais j'aurais voulu à ces éloges qui vous sont adressés ajouter quelque exhortation, s'il avait manqué quelque chose à votre science et à votre observance. Est-ce que nous prêcherons la foi à un chrétien accompli, cette foi qu'avant cet accomplissement vous avez vue sans prédicateur ? ou bien l'humilité, que naguère vous nous avez témoignée avec dévotion, vous qui pour la première fois maintenant nous la devez à cause de votre profession de foi ? ou bien la miséricorde, qu'un peuple délivré par vous et encore récemment captif fait connaître au monde par ses cris de joie et à Dieu par ses larmes ? Il y a une seule chose que nous voudrions voir s'amplifier : c'est le fait, puisque Dieu, par vous, fera totalement sien votre peuple, que les peuples plus éloignés aussi, qui demeurent encore dans une ignorance naturelle et qu'aucun germe des mauvais dogmes n'a corrompus, reçoivent désormais de vous les semences de la foi, prises au bon trésor de votre c?ur. Ne soyez pas honteux ni chagrin de construire le royaume de Dieu, Lui qui a tant élevé le vôtre, même en envoyant des ambassades pour que toutes les nations étrangères au paganisme et prêtes à vous servir avant tout pour assurer l'empire de la religion, tant que l'on constate qu'elles ont encore une nature différente, soient reconnues pour leur peuple plutôt que pour leur prince.


en vous remerciant pour vos conseils.

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Le 13/04/2008 à 13:37
Juriste aux dents longues


Inscrit : 02/03/08
Message(s) : 91 
salut je suis dans le meme cas ke toi je dois commenter ce texte!! ( tu es a cergy???) ton plan ma lair tré bien mai tout depen si la problematique correspond !! bon courage a toi!!

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Le 13/04/2008 à 14:23
juriste émérite
Doctorant


Inscrit : 03/12/04
Message(s) : 4584 
Oh la coquine qui n'a pas lu la Charte ! Missjedy, évite le langage SMS s'il te plaît, le droit est une matière complexe donc autant éviter de devoir déchiffrer en plus les messages :wink:

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Votre sujet a peut-être déjà été traité : avez-vous utilisé la fonction recherche ? :wink:
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*Membre de la BIFF*

Le 14/04/2008 à 11:11
Juriste aux dents longues


Inscrit : 02/03/08
Message(s) : 91 
désolé!!!!! :oops:

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